Poumons

Extrait du dictionnaire de Jacques Martel:

« C’est par l’action de mes deux poumons que la vie circule en moi. (…) Un bon fonctionnement des poumons permet d’aérer chacune de mes cellules; c’est par mes poumons que je prends conscience que « « JE » existe. 

Ils représentent ma faculté de faire tomber tous les murs que j’ai érigés moi-même ou que la société a mis en place, de même que ma capacité à m’adapter. 

Un mal d’exister peut donc être mis en lumière par les poumons et cela me permet d’aérer les sentiments négatifs qu’il me faut purifier – par l’Amour que j’inhale.

Les affections du poumons telles que pneumonie, bronchite, asthme, fibrose…sont le signe que j’ai une peur très profonde d’étouffer voire de mourir: je vis à l’encontre de ma vie et de mes aspirations profondes. Comme si mon but de vie était entravé. J’ai peur de faire face à la vie. Je me sens tellement anxieux.se que je me restreins à vivre dans un territoire délimité qui, lui aussi, me semble incertain. Je peux avoir l’impression de perdre mon territoire, ce qui me donne le sentiment d’être coincé.e. (…)

J’éprouve une certaine difficulté à trouver ma place et gérer mes relations avec le monde qui m’entoure. (…)

Comme les poumons servent à ma respiration, un mauvais fonctionnement de leur part entraine un transfert difficile de l’oxygène vers le sang, fonction vitale pour la survie: ce dysfonctionnement ne fait que mettre en évidence cette mort qui m’effraie, et que j’ai avantage à apprivoiser. 

J’ai tendance à étouffer mes pleurs. La tristesse affaiblit mes poumons. J’ai envie de crier à plein poumons ma détresse.

Si j’ai une difficulté respiratoire, je peux me demander si j’ai l’impression de me sentir étouffé ou oppressé dans ma vie. Est-ce que j’ai l’impression de « manquer d’air », particulièrement par rapport à mes relations avec les membres de ma famille? 

Je n’aime pas les conflits, les dualités, et j’ai tendance à être trop conciliateur pour éviter les disputes. 

Me sentant triste et déprimé, je dois apprendre à reconnaitre ma valeur personnelle et à faire les choses qui me font plaisir. 

Mes poumons seront touchés si je me suis déjà senti.e abandonné.e étant enfant. Si je suis orphelin, ma confiance en la vie et envers les adultes peut être ébranlée. Je peux avoir des difficultés à faire face aux changements et à vivre des séparations, surtout si la séparation avec ma mère à ma naissance (qui se traduit dans le physique par ma première respiration) a été traumatisante. Mes poumons qui devraient jouer un rôle dans le fait de devenir autonome (respirer tout seul) peuvent interpréter cette situation comme une mort, dans une certaines mesure. Suis-je capable de vivre de façon indépendante, sans toujours avoir besoin de quelqu’un pour faire les choses à ma place? 

Bien que la société véhicule l’idée que c’est la cigarette qui cause les maladies aux poumons, c’est plutôt l’angoisse de la mort vécue suite à la consommation de tabac qui cause la maladie. 

Dans le cas de l’embolie pulmonaire, il y a rupture de joie et de la tristesse qui s’est accumulée et que j’entretiens. Je me révolte face à mon sentiment d’impuissance.(…)

♥ J’accepte le fait d’être constamment protégé.e; au lieu d’entretenir de vieux souvenirs qui me rendent mélancolique et qui peuvent amplifier mon sentiment d’être seul.e et isolé.e, j’ai avantage à regarder tout ce que j’ai et toute l’abondance présente dans ma vie. J’ai le droit d’avoir un territoire, une place bien à moi, tout comme les autres ont leur propre territoire. Je reprends le pouvoir qui m’appartient et je respire la vie « à plein poumons » !

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